Histoire du verre

Le verre est un mélange essentiellement de sable (silice), carbonate de soude et de carbonate de chaux, fondu à une température de 1400°,celui-ci peut être transparent ou coloré. La coloration du verre est obtenue en rajoutant à la matière vitrifiable (composition) et avant la fusion de l'oxyde selon la teinte désirée. Par exemple:

 

                    oxyde de cuivre             =   turquoise

                    oxyde de cobalt             =   bleu

                    oxyde de fer                  =   vert

                    oxyde de chrome           =   émeraude

                    bi-oxyde de manganèse  =   améthyste

                    oxyde de sélénium         =   rose

                    soufre                           =   ambre

 

Plus ou moins d'oxyde donnera une couleur plus ou moins foncée.

 

Le verre transparent dit" verre blanc" est une décoloration de la couleur "naturelle" du verre qui a un reflet vert dû à la présence d'oxyde de fer dans les produits chimiques utilisés dans la fabrication du verre. On décolore avec quelques grammes d'oxyde de cobalt, de manganèse ou encore de sélénium. Après 12 heures de chauffe la composition est vitrifiée. On porte alors le four à 1100°, température de travail, celui-ci peut alors commencer.

 

 

Pour cela le verrier cueille avec la canne une quantité de verre qu'il roule sur le marbre (plaque lisse en acier) et qu'il souffle pour avoir une petite boule creuse nommée "poste". Puis on saupoudre avec du bicarbonate de soude, on cueille de nouveau et l'on a ainsi la quantité de verre nécessaire à la réalisation d'un objet.

Le bicarbonate sous l'effet de la chaleur dégagera des bulles de gaz carbonique ce sera donc une pièce bullée.

Une fois au banc le verrier centre son verre grâce à la mailloche, sorte de bloc en bois dans lequel le verrier roule son verre, puis il souffle à la bouche pour donner du volume, tire avec les fers pour le col, tranche, aplati avec la palette le fond, et tout cela sans arrêter de tourner la canne (il faut sans cesse contrarier la pesanteur sinon le verre tombe). Ensuite, la paraison , ébauche d'une forme, est mise au pontil. Grâce à cet outil, la pièce tenue par le fond sera réchauffée dans l'ouvreau afin de l'ouvrir. Si besoin est, une anse sera posée pour faire un pichet.

Un petit coup sec et ce dernier se détache du pontil. Après avoir mis l'objet dans le moufle (grosse étuve) il ne restera plus alors qu'a contrôler le refroidissement.

Très lentement, plus de 12 heures pour passer de 480° à 40° la pièce se stabilisera. Ce n'est donc que le jour suivant que celle-ci sera mise en vente après avoir gratté la marque du pontil (petite tache au fond de la pièce attestant une fabrication manuelle de l'objet).

 

Si le verrier désire réaliser une œuvre colorée ,il supprime le saupoudrage du bicarbonate de soude pour rouler le verre blanc dans des émaux en poudre ou en grains. Après une légère fusion dans l'ouvreau la poste colorée est recouverte d'une autre couche de verre blanc puis le cycle recommence: mailloche, trancher, tirer le col etc. etc...